Bill
Je raccroche. C'est moi ou les dieux m'en veulent aujourd'hui ?
B : Changement de programme !
E : En quel honneur ?
B : L'honneur de David et de ma carrière.
E : Pour une carrière de rock star, c'est bon, c'est d'accord. On va ou ?
B : On rebrousse chemin.
E : Ha.
B : Je le louerais et on le regardera pénard après.
E : T'inquiètes pas. Va, je vais faire quelques courses.
B : Te perds pas !
E : Nan nan.
B : Attend, je n'ai pas ton num de portable, donne-le moi, on sait jamais.
E : Tom l'as, demande-lui.
B : Ok, à plus tard.
Je m'en vais dans la rue et retourne jusqu'à la maison d'Eden ou David & co m'attendent. Même pendant les vacances, on se le tape notre manager. Génial quoi.
J'entre avec ma tête contrariée des mauvais jours. Tom m'intercepte avant que j'entre dans la cuisine.
T : Eden n'est pas avec toi ?
B : Ben, elle m'a dit de te demandé son numéro de portable, pour que je puisse l'appeller pour voir si tout va bien.
T : C'est une petite maligne !
Gus arrive dans le hall.
Gus : Qui ?
T : Eden.
B : Pourquoi ?
T : Elle n'a pas de portable !
B&Gus : COMMENT ELLE FAIT POUR VIVRE ?
T : C'est ce que je lui ai dit...mais apparemment, ça la botte pas plus que ça les portables...
David nous appelle de la cuisine alors on y va, qu'on est obéissants.
J'y salue Georg qui a vraiment une tête de mec qui à pas beaucoup dormis.
David : Les garçons, j'ai une bonne nouvelle.
Je sais pas pourquoi mais là, je crains vraiment le pire !
Eden
Il faut que je le trouve, j'ai quelques heures devant moi alors allons-y.
Je vais jusqu'à l'hôtel de ville et je chope un plan de la ville.
Il y a 4 Parcs en tout dont deux ou les plantes sont classées.
Un, en face de l'hôtel de ville et un autre presque en dehors de la ville.
Ok, je choisi celui en dehors de la ville. C'est le plus loin, donc supposons, le moins entretenu, donc re-supposons, le plus apte à abriter une cabane.
C'est pas trop loin ça va, alors je l'atteint assez vite ce petit parc.
Dès que j'y entre, j'ai l'impression qu'il fait déjà plus sombre...
Il n'y a personne, même les oiseaux ne chantent pas ici.
J'ai un jour aimé cet endroit ? J'ai un gros doute...
J'avance quand même et je croise une femme âgée. Elle est là, assise sur son banc le dos courbé, supportant la dure épreuve du temps. Je m'avance vers elle.
E : Excusez-moi madame...
E : Excusez-moi madame...
Elle lève ses yeux bleus vers moi et me détaille du regard.
... : Que puis-je pour vous ?
E : Je cherche une cabane, il y en a une ici ?
... : Vous êtes une touriste ?
E : Heu, non, j'habite ici.
... : Mmmh, suivez-moi.
E : Pourquoi il n'y a personne ?
... : Ce parc est maudit. Cette cabane aussi, je suis la seule à encore venir ici.
E : Maudit ?
... : Cette histoire remonte à il y a des années...
On est arrivées devant la petite cabane. Elle était en haut d'un ample hêtre. Protégée de la pluie par les feuilles du vieil arbre. Les planches pourries avaient craqués mais on distinguait encore les formes de l'antique jeu.
E : Racontez la moi.
... : Avant, le parc n'était pas pareil, il brillait de rires d'enfants mais un jour, plus aucun est venu.
E : Pourquoi ?
... : Il y avait une petite fille dont le nom m'est inconnu. Elle était très belle et c'était surement elle qui faisait le plus briller ce parc avec son rire adorable. J'adorais venir ici et l'écouté, elle et ses amis joué dans cet arbre et dans ce parc. Je n'avais rien à faire, c'était un pur rayon de soleil. Mais un jour, elle est tombée et elle est partie. Plus personne ne vient ici depuis. Elle avait 8 ans et elle les aura toujours.
Je ne savais comment réagir. Je me suis mise à pleurer. Que faire d'autre ?
La vielle dame m'a regardé tristement.
... : C'est triste n'est-ce pas ? Sa famille s'en est allée aussi.
E : Non.
... : Non ?
E : C'est moi. La petite fille, c'était moi.
Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Mais la vieille dame m'a regardée longuement. Par mis mes larmes, je voyais ses yeux me scruté. Essayait-elle de me reconnaître par mis les bribes de souvenirs qu'elle avait d'une gamine de 8ans ?
Elle finit par me prendre dans les bras et m'emmener dans un petit café non loin de là.
Je lui ai tout raconté depuis ma chute. De l'amnésie, en passant par la famille, les amis, les petits amis, les cousins, les voyages constants, mes problèmes, mes préoccupations, mon attitude. J'avais jamais autant parlé de moi à quelqu'un et elle m'écoutait, avide de connaître la vie d'un être qui lui avait manqué pendant tant d'années. Elle me conta avant, le parc vide, les rires éteints et les hivers sans fins. Elle me dit l'effet « Tokio Hotel », les jeunes d'aujourd'hui, les gens qui ne savent pas faire du bon thé aussi.
Les laines, pas assez bonnes pour son tricot et son médecin ivrogne et ses remèdes stupides à gogo. Son fils qui prenait part aux exigences de son médecin et son petit fils qui ne venait plus la voir. Elle s'appelait Sarah, mais tout le monde l'appelait la vieille Sari et la prenait pour une folle. Je dois être aussi folle qu'elle alors, parce qu'on se ressemble elle et moi. Elle n'avait rien demandé au monde, il en avait décidé autrement et dans que je me rende compte, il était 16h et les garçons étaient peut-être morts de faim.
Je pris congé et partit vers ma maison, promettant de repassé voir « la vieille Sari » dans son parc abandonné où les grincements des vieilles balançoires rouillées qui bougent sous les caprices du vent ont remplacés les rires des enfants.
Il m'a fallu peu de temps pour rentrer, ou est-ce mon esprit qui était trop ailleurs pour voir le temps passé ? Je ne sais pas mais quand je suis rentrée, j'ai eu droit à ma fête.
Pour les grands inquiets, pas de panique, l'apparition de "wolke-th" n'influencera pas du tout cette fiction, et non car j'ai fini de l'écrire ce week-end et donc, après une re-lecture et une correction, elle sera totalement apte à être postée. La suite arrive donc...
